Joseph Haydn (classique)

Musique de la période 1750 à 1820

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Jean-Michel
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Joseph Haydn (classique)

Message par Jean-Michel » vendredi 17 mars 2006 09:39

Salut à tous,

Senior, nous a fort justement remis en mémoire ce compositeur majeur, pour l’en remercier, je vous propose sa biographie.


L'histoire a tendance à se rappeler de Franz Joseph Haydn sous l'angle d'une image paternelle. On le qualifie de « père de la symphonie », « père du quatuor à cordes » et on lui donne le sobriquet de « papa ». En fait, il n'a ni créé la symphonie classique, ni le quatuor. Ce sobriquet lui vient plutôt de sa personnalité, laquelle était sereine, généreuse et paternelle, et de son effet séminal sur l'ensemble de la musique occidentale.

Bien que sa musique soit merveilleusement originale et sophistiquée, elle ne reflète pas ses qualités. En surface, elle nous apparaît comme une musique sans prétention provenant d'un personnage sans prétention. De plus, une grande partie de son œuvre nous est inconnue : dizaines d'opéras, concertos, symphonies, et pièces pour des instruments archaïques qui n'ont pas traversé le temps et leur époque. L'œuvre de Haydn doit être écoutée : l'humble petit thème devenant variations luxuriantes, les fausses récapitulations, et les finals bidons.



Il est né à Rohrau, en basse Autriche, le 31 mars 1732, le second de douze enfants de Matthias Haydn, un charron et musicien amateur. Tout jeune, Joseph démontra une grande passion et de brillantes aptitudes pour la musique, se faisant l'écho des chants de son père et prétextant jouer du violon. Finalement, un certain J.M. Franck, maître d'école cousin de ses grands-parents paysans, le prit sous sa férule, alors qu'il n'avait que cinq ans, promettant de lui enseigner la musique. Ce qu'il fit au cours des trois années suivantes et ce, d'une manière plutôt rude. En effet, Joseph se souvient que, durant cette période, il recevait plus de rossées que de nourriture. À l'âge de huit ans, sa voix fut remarquée par Reutter, maître de chapelle de la cathédrale St. Stephen de Vienne, qui l'a accepté comme jeune choriste.

Au cours de ce séjour, il a accumulé une expérience pratique en musique alors qu'il était soliste de chœur tout en étant soumis à une discipline encore plus sévère. Son jeune frère, Michael, aussi destiné à devenir un compositeur renommé, l'a rejoint en tant que soliste. Pour les jeunes choristes, les conditions de vie étaient si misérables que Joseph devait chanter le long des rues dans le but d'amasser quelques sous afin d'acheter de la nourriture. Il reçut, durant cette période, une éducation générale ainsi qu'une formation pour sa voix et l'apprentissage du violon et du clavecin.

En 1749, alors que sa voix mue, Joseph est renvoyé. Il est littéralement retourné à la rue n'ayant que ses habits sur le dos. Trouvant refuge chez un ex-soliste, il commença à donner des leçons et à jouer dans les rues afin de gagner sa vie tout en pratiquant et en étudiant de façon autodidacte. Il était déterminé à devenir un compositeur de musique. Ses principales sources furent la musique de Carl Philip Emmanuel Bach et les exercices de contrepoint de Johann Joseph Fux. Finalement, il eut assez d'élèves et d'engagements comme musicien pour louer une chambre dans un grenier miteux, acheter un clavecin usagé et commencer sérieusement à forger sa carrière.

Ce ne fut pas long. Dès 1751, deux ans seulement après avoir quitté St. Stephen en quêteux, il avait attiré assez d'attention pour recevoir une commande pour écrire un opéra comique (lequel est maintenant perdu), qui fut produit à Vienne et plus tard à travers tout l'Europe. Il composa aussi des pièces pratiques telles des quatuors à cordes et des divertimenti servant à accompagner les repas et les divertissements des bourgeois de l'époque.

L'année 1754 est probablement l'année charnière dans la vie de Haydn alors qu'il devient accompagnateur vocal, élève et serviteur de Nicola Porpora, compositeur italien et professeur de chant. Malgré un employeur pingre et abusif, il reçut d'inestimables leçons sur la langue et la musique italienne tout en l'introduisant à la noblesse. Comme Haydn le fera toute sa vie, il joua le rôle de serviteur, il limita ses ambitions et endura ce qu'il avait à endurer. Et comme durant toute sa vie, sa patience et son travail seront récompensés : en 1759, il devint le directeur musical du Comte Morzin pour qui il écrivit sa première symphonique à l'âge de 27 ans. Plus de cent symphonies suivront au cours des trois décennies suivantes.

Au même moment, Haydn devint amoureux d'une de ses élèves et, maintenant qu'il avait un travail, il se sentit capable de la demander en mariage mais elle décida plutôt d'entrer au couvent. Lorsque son père lui suggéra plutôt d'épouser sa sœur aînée, Maria Anna, il accepta rapidement. Celle-ci se révéla une parfaite mégère - bilieuse, avaricieuse, et indifférente à la carrière de son époux. Haydn dira, plus tard : « Tout était du pareil au même pour elle peu importe si son mari fut cordonnier ou artiste ». Elle découpa même ses manuscrits pour enrouler ses cheveux. Après quelques années mouvementées, ils se séparèrent mais il continua de la supporter pour le reste de sa vie.

Lorsque le Comte Morzin fit faillite et dut remercier ses musiciens en 1761, Haydn fut appelé auprès du prince hongrois Paul Anton Erterhazy pour occuper le poste d'assistant maître de chapelle de son extraordinaire domaine musical privé. Cette nomination, quoique considérée comme étant un poste de prestige, ne lui procurait que le statut de serviteur. Deux fois par jour, Haydn devait paraître, en uniforme, devant le prince pour recevoir ses ordres. Parmi les conditions de son contrat : « Le dit Haydn... doit être modéré et ne pas se montrer trop exigeant envers ses musiciens... Le dit Joseph Haydn doit prendre soin de... porter des bas et des vêtements blancs, être poudré et coiffé d'une natte ou d'un postiche. ... Il doit se conduire de manière exemplaire, s'astreindre de toute familiarité indue, de toute vulgarité en mangeant, en buvant et lors de conversations ». Haydn obéit; il se présenta dûment poudré, il était exemplaire, il s'astreignait. En retour, il reçut la chance de se hisser, tout seul, au statut d'artiste. Il était entré à l'emploi des Esterhazy comme tout compositeur mineur; trente ans plus tard, il émergea en tant qu'un génie qui avait changé la face de la musique. Ce serviteur avait aussi acquis pour l'illustre maison des Esterhazy sa seule importance dans l'histoire : être l'employeur de Joseph Haydn.

Lorsque le Prince Paul meurt en 1762, la succession est assurée par le Prince Nicolaus, surnommé « Le Magnifique » à cause de ses extravagances comme un uniforme garni de diamants et un gigantesque palais de campagne nommé Esterhaz construit d'après le modèle du château de Versailles. À cet endroit, Haydn logeait dans trois chambres appartenant aux locaux des domestiques. Il suivait une routine quotidienne toujours similaire qui incluait jusqu'à huit heures consacrées à la composition. Il procédait à la création, tout comme les cuisiniers le font, avec rapidité et selon les moyens disponibles pour une consommation quotidienne. S'il n'avait pas d'idées, il priait jusqu'à ce qu'une apparaisse et ensuite, il la travaillait au clavecin.

Ses devoirs, en dehors des études, étaient tels qu'ils draineraient l'énergie de la plupart des gens. Devenant maître de chapelle en 1766, il était en charge de toutes les activités musicales, des musiciens, et des instruments du palais. Le palais d'Esterhaz possédait un théâtre d'opéra, un théâtre de marionnettes, deux salles de concert, un orchestre de vingt-cinq personnes et une troupe d'opéra de douze personnes. Haydn avait à préparer et à diriger deux concerts instrumentaux et deux soirées d'opéra par semaine. On s'attendait à ce qu'une grande partie de la musique pour toutes ces représentations soit de nouvelles œuvres écrites par Haydn; au long des années, il a monté soixante-quinze opéras écrits par d'autres compositeurs. Esterhaz était, en fait, l'un des hauts lieux de l'opéra en Europe. Pour la majeure partie de sa vie, Haydn se considérait d'abord un compositeur d'opéra.

Un avantage de cet amas de responsabilités était qu'Haydn avait, à sa disposition, des musiciens et des chanteurs qui lisaient ses compositions dès que l'encre était sèche. Quelques fois il sortait de son bureau, assemblait l'orchestre pour tester une idée pour ensuite retourner au travail.

En 1765, seulement quatre ans après qu'Haydn eut débuté son travail pour les Esterhazy, ses œuvres étaient si largement publiées et exécutées qu'un quotidien de Vienne le surnommait « le chéri de notre nation ». Il le demeurera pour le reste de sa vie. Les années passèrent calmement, industrieusement, et avec grande satisfaction. Haydn était virtuellement un esclave dans un palais doré mais il accomplissait ce qu'il voulait faire et il recevait la célébrité appropriée.

Ayant vécu en isolation durant deux décennies, Haydn rencontre, en 1781, le seul pair de son époque - Mozart. Le maître de quarante-neuf ans et le jeune génie de vingt-quatre ans deviennent de proches amis qui, dans les années qui suivirent, s'influencèrent mutuellement pour former et raffiner les formes musicales qui allaient dominer dans le futur. Haydn fut le seul pair que Mozart ait reconnu : « Lui seul a le secret de me faire rire et de me toucher au plus profond de mon âme ». Peu de relations, en musique, furent aussi chaleureuses et constructives que celle de Haydn - sobre, fastidieux, effacé, et respectueux de ses supérieurs - et Mozart - enjoué, mercurien, arrogant, brillant sans effort et incapable de s'astreindre à l'indignité d'être un compositeur de cour. La générosité de Haydn envers Mozart est caractéristique de l'homme : ambitieux mais non compétitif, ancré dans son mode de vie mais ouvert aux nouvelles idées.

Haydn était sensible au charme féminin et souvent ces attractions étaient réciproques. Dans les années 1780, il entretint, apparemment de manière passionnée pour sa part, une longue affaire avec une jeune cantatrice à Esterhaz mais les intérêts de la jeune dame semblaient être axés principalement vers son argent.

La vie d'ermite que menait Haydn au palais prit fin en 1790 quand Nicolaus Le Magnifique meurt et que son successeur abolit la structure musicale de la famille. Maintenant sans devoirs, Haydn aurait pu vivre à même sa généreuse pension, des revenus provenant de ses publications et de ses élèves, et sur ses lauriers. Certainement il n'était pas chagriné de quitter cette vie familiale : « De savoir que je ne suis plus un serviteur », écrit-il après trois décennies de services sans rechigner, « me repaie pour tous mes troubles ». Plutôt que de ralentir ses activités, il s'installe à Vienne où il recommence à travailler avec son ancienne diligence.

Bien qu'âgé de presque soixante ans, quelques uns de ses plus grands accomplissements restent à venir. Sa dernière période de compositions symphoniques commença très tôt après sa retraite quand l'entrepreneur musical anglais J.P. Salomon le persuada de venir avec lui à Londres pour une série de concerts. À sa réception d'adieu, Mozart dit en pleurant à son ami et maître : « Ceci est un au revoir. Nous ne nous reverrons plus jamais. » Il avait raison; alors qu'il était en Angleterre l'année suivante, Haydn fut frappé par l'annonce de la mort de Mozart.

Il arriva à Londres le Jour de l'An 1791 et vite apprit, à sa grande surprise, qu'il était traité avec les mêmes acclamations délirantes qui furent jadis réservées à Handel. Les journaux qualifiaient sa musique de poésie burlesque enthousiaste, les visiteurs se bousculaient à sa porte, il était invité à tellement de réceptions et de banquets pour accaparer chacune de ses journées durant son séjour. Haydn s'enfuit à la campagne où il reprit sa cédule habituelle de composition (tout en demeurant assidu aux réceptions). Durant l'année et demie qu'a duré sa première visite et lors de sa seconde visite en 1794-95, il composa les douze symphonies de Londres. Il eut aussi une romance avec une veuve Schroeter, qu'il qualifia à ses amis de Vienne, « encore belle malgré ses soixante ans ». Entre ses visites à Londres, il continua, à Vienne, de composer et de s'occuper de ses élèves - parmi lesquels un jeune génie rebelle nommé Beethoven.

Plusieurs compositeurs se sont tournés vers la musique religieuse alors qu'ils avançaient en âge, sans doute espérant soudoyer le Seigneur d'oublier les quelques péchés qu'ils ont commis. Haydn consacra les années 1797 et 1798 à l'énorme oratorio « La Création », une œuvre qui, au siècle suivant, rivalisera de popularité avec le Messie de Handel. Au cours des mêmes années, il commença une série de Messes commandées par Nicolas II, le nouveau prince d'Esterhazy. En 1797, son chant « Gott erhalte Franz den Kaiser » devint, à la grande fierté de Haydn, l'hymne national autrichien. Il le recycla en une série de variations à l'intérieur d'un quatuor à cordes lequel fut surnommé « L'Empereur ». Sa femme, Maria Anna - inchangée, non repentante, et sans remords ou chagrin - était morte alors qu'il était à Londres. Il s'établit dans une maison près de Vienne qu'elle avait achetée, lui avait-elle dit, pour son veuvage.

De 1799 à 1801 Haydn travailla beaucoup à un autre grand oratorio « Les Saisons ». Alors qu'il connut et connaît encore le succès, Haydn eut l'impression que cette œuvre lui avait exigé beaucoup pour une pièce profane basée sur un libretto plutôt boîteux. En effet, il crut que les efforts requis pour écrire cet oratorio l'avaient vidé tant au point de vue physique que créatif. Que ce soit vrai ou pas, c'était presque son chant du cygne. Après de sporadiques compositions au cours des années qui suivirent, il abandonna. « Je n'eus jamais cru » dit-il, lamentablement, à un ami en 1807, « qu'un homme puisse s'affaisser de façon si complète telle celle dont je me sens maintenant. Ma mémoire est disparue; j'ai quelques fois encore de bonnes idées au clavier mais je pourrais pleurer devant mon inhabilité à les répéter et à les écrire. »

Ses dernières années furent assombries par ce déclin mais il prit un plaisir tout simple au flot d'honneurs qui lui étaient octroyées. Le monde entier semblait le connaître affectueusement sous le nom de « Papa ». Il distribua sa richesse parmi ses amis et ses bienfaiteurs lesquels remontaient à son enfance. Chaque jour, il s'asseyait à son clavier pour jouer son hymne national autrichien, s'exclamant avec un plaisir enfantin lorsqu'il le jouait bien. Lorsqu'il se sentait capable, il recevait des invités en se rappelant avec volubilité les temps anciens, et donnant aux invités un au revoir joyeux : « Rappelez-moi à toutes les jolies filles ».

Au printemps de 1809, les forces armées françaises commencèrent à bombarder Vienne et Haydn ne put supporter ce choc; il mourut le 31 mai.

Napoléon envoya un détachement de troupes françaises à ses funérailles. Deux semaines plus tard, le Requiem de Mozart fut joué à un service commémoratif. Haydn n'aurait pas pu être plus heureux.



Au travers des œuvres de Haydn, nous trouvons un changement constant, des expériences et du développement. Pour lui, comme pour tout compositeur de son temps, la composition représentait plusieurs choses à la fois : un art, un métier, un travail, une façon de se faire une renommée dans un monde de compétition avec des centaines d'autres. L'aspect artistique était l'introuvable mais toute importante composante qu'est l'inspiration laquelle ne peut être ni enseignée, ni apprise (cette portion est celle de la muse selon qu'elle vous favorise ou non, à sa volonté). La dimension du métier est quelque chose à laquelle Haydn apportait une attention infatigable, raffinant constamment ses habiletés et, non par accident, se garder au devant de ses imitateurs.

Son œuvre peut se résumer en 108 symphonies, 68 quatuors à cordes, 47 sonates pour piano, 26 opéras (dont 11 sont perdus), 4 oratorio et des centaines de petites pièces incluant les quelques deux cents items pour un instrument à cordes complexe appelé le baryton que jouait le Prince Nicolaus.

Les résultats d'une carrière aussi fructueuse et une musique aussi fertile que celle de Haydn peuvent être spectaculaires de plusieurs façons y compris l'aspect financier. Il a été adulé durant sa vie comme nul autre musicien classique ne l'a été depuis lors. Une adulation qui, aujourd'hui, semble n'être réservée qu'aux artistes de l'écran et aux musiciens pop. À l'encontre de ses compatriotes viennois Mozart et Schubert, Haydn a vécu dans sa propre légende et a récolté les fruits de son travail.



Dans une lettre écrite vers la fin de sa vie, Haydn écrivit cet admirable credo artistique :

Souvent, lorsque je bataille avec des obstacles de tout genre qui s'opposent à mon travail - souvent, lorsque mes pouvoirs physiques ou mentaux sombrent et que j'ai de la difficulté à conserver le chemin choisi - une voix interne me soupire :

« Il y a tellement peu d'hommes heureux et contents dans ce bas monde - besoins et douleurs le poursuivant - peut-être que votre travail peut, un jour, être une source à laquelle les hommes chargés d'anxiétés et accablés de travail pourront trouver quelques moments de repos et de fraîcheur ».
Ceci, en effet, était un motif puissant pour persévérer et c'est la raison pourquoi je peux maintenant regarder en arrière avec une satisfaction profonde sur ce que j'ai accompli.



Source : http://www.uquebec.ca/musique/catal/haydn/haydnbio.html

_______________________________________

Si avec ça, vous n’allez pas jeter une oreille, et surtout les deux, à quelques œuvres d’Haydn, moi je n’y comprends plus rien.
:wink:

Que l'émotion soit avec nous.

Amitiés,

Jean-Michel

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Message par senior » vendredi 17 mars 2006 14:02

Bonjour à tous,

Merci Jean-Michel d'avoir pris la peine de nous apprendre (ou de nous rappeler), qui fût en réalité Joseph Haydn et la place qu'il occupe dans l'évolution de la musique dite "classique".

C'est vrai que le sobriquet de "papa Haydn" lui colle à la peau. C'est vrai aussi qu'il a été oculté par d'autres ..............., mais sous son caractère réservé, quel grand compositeur !

Si depuis une vingtaine d'années son oeuvre commence a être reconnue par les musicologues, elle mérite néanmoins d'être mieux connue de tout un chacun.
_______
amitiés

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Loug
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Message par Loug » lundi 24 mars 2008 18:16

JVERT a écrit : J'adore les Concertos pour violoncelle interprétés par M. Rostropovich
enregistrés en 1975 que j'ai écoutés en LP des centaines de fois.

Je n'ai pas résisté à comparer avec la version de Jean-Guihen QUEYRAS
après avoir écouté ses suites de BACH.

Les deux versions sont très différentes, celle de Queyras met en avant
l'instrument, c'est plus analytique, mais dans l'ensemble moins " chantant" que la version Rostropovich plus fondue avec l'orchestre.

Image

Il est certain que la beauté du violoncelle de Queyras sera plus démonstrative sur nos TRIANGLE :wink:
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...

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Jean-Pierre
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Joseph Haydn

Message par Jean-Pierre » dimanche 26 avril 2009 17:55

Sans doute influencé par l'article, ou les articles consacrés à Joseph Haydn dans le dernier numéro de Diapason (celui du mois de Mai), j'ai écouté cet après-midi quelques quatuors parmi les plus connus du Maître, je veux dire le quatuor "Alouettes", les "Quintes", ainsi que l'opus 77 dont le deuxième mouvement a donné naissance à l'hymne national autrichien (je crois...vous me corrigerez s'il y a lieu).

J'ai choisi plusieurs interprètes...le quatuor de Jérusalem, les TatraÏ, et les Pràzacs ont remportés mes suffrages personnels...

Quel régal de suivre ces conversations entre instruments en corde !

Si vous avez, les "classico-baroqueux" , quelques avis à propos des quatuors du bon papa Haydn, je serais très heureux de les lire. :wink:

Je pense qu'après le repas du soir, je vais écouter les Saisons par Jacobs...Cela ne devrait pas être mal non plus... 8)

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Re: Joseph Haydn

Message par rémipaseul » lundi 27 avril 2009 09:20

Bonjour Jean-Pierre.

J'ai bien quelques quatuors et quelques symphonies, mais pour ma part ce sont surtout les oeuvres de musique

sacrée orchestrées que j'apprécie le plus chez Joseph Haydn.

Pour les messes :
- Messe en Sol Majeur - Hob.XXII, 6
- Messe en Sib Majeur - Hob.XXII, 7
- Messe brève en Fa Majeur - Hob.XXII, 1
- Theresienmasse en Sib Majeur - Hob.XXII, 12
- Paukenmesse en Do Majeur - Hob. XXII, 9

ainsi que :
- La création - Hob.XXI, 2
- Les 7 dernières paroles du Christ - Hob.XX, 2 ( version Oratorio )
- Stabat Mater - Hob. XX, bis

Sur ma cinquantaine de CD de musique sacrée, c'est justement Haydn qui arrive en tête.
Pour le reste, ce sont les Requiem qui remportent les suffrages.

Nos goûts sur la musique dite "classique" ne sont pas forcément convergents, mais après tout, ce qui importe,

c'est tout simplement d'aimer.............. :coeur: "La Musique". N'est-ce pas ?

Bernard

:coucou:

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Re: Joseph Haydn

Message par Jean-Pierre » lundi 27 avril 2009 09:38

Ami Remipaseul,

Au cas particulier,je veux parler de Joseph Haydn, nos goûts sont tout de même assez proches...du moins je pense. En effet, j'écoute avec autant de plaisir la musique sacrée, en particulier les oeuvres de papa Haydn que tu viens de citer...

Disons simplement que j'ai un "petit faible" pour le quatuor à cordes.

J'écoute bien volontiers de Haydn:
- la Création par Karajan 1966 et par Harnoncourt (+++)
- la Nelsonmesse
- la messe avec solo d'orgue
- la Heiligmesse
- la messe de Ste Cécile
- la Harmoniemesse
- les Saisons (plusieurs versions) (+++)
- le Stabat Mater (+++)
- le Salve Regina
- les Sept paroles du Christ versions Oratorio. (plusieurs versions)...et également les versions pour quatuor à cordes...

Pour les oeuvres profanes, j'aime...bien...sans plus...Arianna a Naxos.

Les treize trios et quatuors vocaux ne m'ont pas fait grimper aux rideaux....

Et puis, en fait, j'aime la quasi totalité de tout le reste de la production de Haydn...comme d'ailleurs celle d'autres compositeurs.

Je te suggère à l'occasion de jeter une oreille sur les Trios pour flûte, violon et violoncelle (disques Accent)...une merveille...ainsi que sur les Trios avec piano (Philips)....

Je te souhaite beaucoup de plaisir et de joies à l'écoute de la Musique :coeur: . C'est, comme tu le dis, cela l'important...

Très amicalement. :coucou:
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Re: Joseph Haydn

Message par rémipaseul » lundi 27 avril 2009 10:04

Jean-Pierre a écrit :Je te suggère à l'occasion de jeter une oreille sur les Trios pour flûte, violon et violoncelle (disques Accent)...une merveille...ainsi que sur les Trios avec piano (Philips)....
Je ne les connais pas, mais tu me tentes.... :pouce:

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Re: Joseph Haydn

Message par Jean-Pierre » lundi 27 avril 2009 10:22

A tout hasard, je te donne les références.

Il s'agit des Trios pour flûte, violon et violoncelle de J. Haydn, interprétés par Barthold Kuijken (flûte traversière), Wieland Kuijken (violoncelle) et Sigiswald Kuijken (violon).

Ce sont des transcriptions -idéales à mon avis- de trios pour barytons, transcriptions effectuées par Haydn himself...


De plus, et cela ne gâche rien, les prises de son se situent au plus haut niveau. :ok:
Ces CDs me servent très souvent en ce qui concerne le placement et le pincement des enceintes: instruments de tailles vraisemblables et bien timbrés, flûte pile poil au milieu, violoncelle à droite, violon à gauche, tels que sur la photo du livret.

Les Rèf.:
- Accent distrib Adda 47807 et 48641...Si tu est un peu hésitant, je te suggère d'acquérir tout d'abord le 47 807.

Très amicalement.
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Re: Joseph Haydn

Message par rémipaseul » lundi 27 avril 2009 13:39

Je note. Merci. :pouce:

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Re: Joseph Haydn

Message par CLAIR » vendredi 12 juin 2009 19:07

Jean-Pierre a écrit :Sans doute influencé par l'article, ou les articles consacrés à Joseph Haydn dans le dernier numéro de Diapason (celui du mois de Mai), j'ai écouté cet après-midi quelques quatuors parmi les plus connus du Maître, je veux dire le quatuor "Alouettes", les "Quintes", ainsi que l'opus 77 dont le deuxième mouvement a donné naissance à l'hymne national autrichien (je crois...vous me corrigerez s'il y a lieu).

J'ai choisi plusieurs interprètes...le quatuor de Jérusalem, les TatraÏ, et les Pràzacs ont remportés mes suffrages personnels...

Quel régal de suivre ces conversations entre instruments en corde !

Si vous avez, les "classico-baroqueux" , quelques avis à propos des quatuors du bon papa Haydn, je serais très heureux de les lire. :wink:

Je pense qu'après le repas du soir, je vais écouter les Saisons par Jacobs...Cela ne devrait pas être mal non plus... 8)

Amicalement à tous.
"les Alouettes" je l'ai découvert l'autre soir où j'ai eu un peu de temps , ma femme à son scrap et mes filles au lit.
Du coup , je me suis dit :" Mais qu'y-a-t-il donc dans cette ple de vinyls classique"?
Ety là, en partant de A à au bout, je me suis écouté des merveilles dont ces volatiles.

On a des trésors et on ne le sait pas. Voila ce que c'est que d'acheter si souvent, après faut écouter!

Et puis il y a eu Liszt, Haydn, Chopin, Ravel, Schubert et ses merveilleux impromptus, etc...Le hic, c'est que je ne retiens pas les noms, fainéant que je suis en me disant : " Les copains passeront, ils écouteront ça, on verra bien à ce moment là"...
Si tu mets du vin dans ton eau, dans ta vie il fera beau.
Si mets de l'eau dans ton vin, dans ta vie y aura du chagrin.

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Re: Joseph Haydn

Message par Jean-Pierre » samedi 19 septembre 2009 22:13

Tiens...à propos de "alouette"...j'ai appris qu'il s'agissait là d'un des plus vieux mots de la langue française, qui remonte même avant les gaulois. C'est en effet un mot typiquement Celte....

Et il est exact que si on le prononce de façon répétitive, haut et fort, cela ressemble furieusement au breton en ce qui concerne la connotation sonore...
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Re: Joseph Haydn

Message par rémipaseul » dimanche 20 septembre 2009 09:50

Jean-Pierre a écrit :....Et il est exact que si on le prononce de façon répétitive, haut et fort, ...
Quelle drôle d'idée Jean-Pierre, cela ne doit pas arriver tous les jours... :oops2:

serait-ce une habitude de Breton ? :lol: :lol: :lol:

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Re: Joseph Haydn

Message par st-ric » dimanche 20 septembre 2009 10:46

serait-ce une habitude de Breton ? :lol: :lol: :lol:



Certes, mais pas la pire, les voir sauter sur place en ce tenant les petits doigts sur des airs de musiques inécoutable, est une expérience autrement plus traumatisante :mrgreen: :mrgreen:
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Re: Joseph Haydn

Message par CLAIR » mardi 29 septembre 2009 07:19

JP, à art qu' à la fin, on pige TALOUET au lieu d' ALOUETTE, il est où ton breton?
Si tu mets du vin dans ton eau, dans ta vie il fera beau.
Si mets de l'eau dans ton vin, dans ta vie y aura du chagrin.

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Re: Joseph Haydn

Message par Jean-Pierre » mardi 7 décembre 2010 19:13

Je déterre, (comme on dit lorsqu'on est un forumeur presque accompli) :wink: , le post consacré au bon papa Haydn.

Ce dernier à écrit plus d'une centaine de symphonies...Il y a les parisiennes, les londoniennes...(cela est relatif au lieu de leur création, lorsque Haydn fut libéré de la contrainte de son employeur et qu'il a pu voyager en Europe)...il y a les symphonies à titre (Surprise, Miracle...les Adieux..Roulements de Tambours..., etc...).

Je m'adresse plus particulièrement donc aux amateurs de Joseph Haydn...et bien sûr, tous les forumeurs sont également invités à participer à cet échange s'ils le souhaitent....

Quelles sont vos symphonies de J. Haydn préférées.... :?:

Quelles sont vos interprétations favorites :?:



Heu...! Au fait...à l'intention d'un modérateur....je me demande s'il ne serait pas judicieux de fusionner éventuellement les deux sujets consacrés à J. Haydn, ("Joseph Haydn" et Haydn classique"), en laissant à part toutefois celui consacré aux quatuors op 76 de ce dernier
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